Atelier
Atelier : le verre soufflé bouche
Quatre-vingt-dix secondes pour souffler une boule, vingt ans pour apprendre à les rendre semblables. Visite d’un atelier verrier.
4 octobre 20267 min de lectureReportage — MaisonUnivers Nordique
Le four ne s’éteint jamais. Il tourne à 1150 °C onze mois par an, et c’est autour de cette contrainte que s’organise toute la vie de l’atelier. Le verrier cueille la matière, la roule, souffle une première bulle, réchauffe, souffle encore.
Une boule soufflée bouche porte trois marques que la machine ne produit jamais : une épaisseur légèrement variable, quelques bulles prises dans la masse, et un col dont la découpe garde la trace du ciseau.
« On ne cherche pas la perfection, on cherche la constance. Ce n’est pas la même chose. »
— Maître verrier
Pourquoi le sablage change tout
Pour notre Boule Givre, le verre clair est ensuite sablé à la main sous un jet d’abrasif fin. La surface devient microscopiquement rugueuse : la lumière n’est plus réfléchie mais diffusée. C’est la différence entre un reflet et une lueur.
Écrit par Reportage — Maison, Stubella, Strasbourg.
Les pièces citées